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France. On lui refuse « son argent » à la CAF: « Allah Akbar ! Je vais tout faire sauter ! » - Infos Direct News Politique Terrorisme Finance
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Publié par Mickael Zhekoo

Menace. A Marseille, un multirécidiviste de 30 ans a été éconduit par les vigiles au moment de venir récupérer "son argent" à Caisse d'allocations familiales (CAF), en raison de sa grande agressivité. "Mécontent", il a crié "Allah Akbar ! Je vais tout faire sauter !" Son avocate estime qu'il souffre d'un "délit de faciès".

"Je n’ai rien fait de mal, je suis venu pour réclamer mon argent" se défendait encore ce trentenaire, dans le box des prévenus. Le 5 août dernier, à la CAF du 14e arrondissement de Marseille, il se présente, virulent, pour protester contre la faiblesse de l'allocation qu'il touche depuis sa sortie de prison. Il reçoit 80 euros et estime qu'il a le droit aux 460 euros du RSA. Econduit par les vigiles, il entre dans une colère noire. "Allah Akbar ! Je vais tout faire sauter!" dit-il en mettant la main à sa sacoche. "Je vais vous régler votre compte, je vais revenir et tout faire exploser" dit-il avant de s'enfuir.

"Beaucoup de gens ont été effrayés. On les voit sur la vidéo s’enfuir comme une volée de moineaux, certains ont pleuré après" explique la présidente à l'audience, devant un prévenu indifférent. Interpellé quelques semaines plus tard devant le Mucem, en flagrant délit de consommation de cannabis, il avait alors insulté les policiers : "Vous êtes des putes, pas des humains, des singes."

"Dans un pays meurtri par des attentats qui ont tué des dizaines d’hommes, de femmes et d’enfants, de tels propos sont absolument inacceptables" lance le procureur, qui demandait une lourde condamnation. "Ce personnage est asocial, il n’a rien compris. Il s’en prend à la société, perturbe le fonctionnement du service public, menace ses agents, les policiers et aussi un chauffeur de bus. Il est dans des exigences et la plainte permanentes, jamais dans la reconnaissance de ses responsabilités". Quelques mois plus tôt, il avait blessé un chauffeur de bus en lui jetant un parpaing dessus.

L'avocate du prévenu estime que son client "souffre d'un délit de faciès", et demande au tribunal de "prendre de la hauteur". Il est finalement condamné à 18 mois de prison ferme.