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Nigel Farage démontre devant tous les députés au parlement européen l’utilité capitale de l’article 50 du T.U.E - Infos Direct News Politique Terrorisme Finance
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Publié par Mickael Zhekoo

Vidéo historique à visionner : la première intervention de Nigel Farage post-brexit, devant tous les députés au parlement européen, démontre l’utilité capitale de l’article 50 du T.U.E.

On peut apprécier plus ou moins l’homme politique britannique Nigel Farage. Comme je l’ai déjà plusieurs fois souligné, l’UPR ne partage pas toutes ses prises de position – loin s’en faut -, car elles sont souvent très clivantes, très à droite, très atlantistes et très libérales en économie.

Mais force est de constater que c’est un responsable politique courageux et hors normes, doublé d’un excellent orateur et d’un polémiste talentueux. Force est aussi de constater qu’il a « réussi son coup » : l’Histoire retiendra que son entêtement, depuis 17 ans, à se battre contre vents et marées pour obtenir la sortie du Royaume-Uni de l’UE, a fini par payer.

En ce 27 juin 2016, toujours député européen puisque le Royaume-Uni n’est pas encore juridiquement sorti de l’UE, Nigel Farage n’a pas résisté au plaisir rare de venir dire leurs quatre vérités à ses collègues sur les raisons de la victoire du Brexit.

La petite vidéo de son intervention – sous-titrée en français par l’Agence Info Libre – est à voir.

Non seulement parce qu’elle est historique, mais aussi parce qu’elle donne à voir concrètement – bien mieux que par de longues explications juridiques – l’utilité capitale de l’article 50 du T.U.E.

Commentaires : heureusement qu’il y a l’article 50 !

On voit en effet Nigel Farage affronter une écrasante majorité de députés européens hostiles, dans l’hémicycle du Parlement de Bruxelles plein à craquer, et dans une ambiance survoltée.

Ses adversaires, furieux de la tournure des événements, semblent bien décidés à organiser un tumulte permanent pour l’empêcher de parler, et même l’intervention du président du parlement Martin Schulz ne parvient pas parfaitement à faire régner le silence.

Cette assemblée très majoritairement hostile proteste de façon véhémente à plusieurs reprises au cours de l’intervention de Nigel Farage. Mais, comme tout observateur le notera, l’assemblée reste silencieuse et attentive lorsque le chef du parti UKIP prononce ce qui suit ( à partir de 3’43 ») :

« La question est : qu’est-ce qu’on fait maintenant ? C’est au gouvernement britannique d’invoquer l’article 50 et je pense que nous ne devons pas tarder à l’invoquer. Je suis complètement d’accord, M. Juncker, que le peuple britannique a voté. Nous devons nous assurer que le processus ira à son terme. »

Ce qu’il est essentiel de bien comprendre, c’est qu’un tel discours, et un tel calme, ne seraient pas possibles si l’article 50 n’existait pas, ou si un gouvernement décidait de sortir de l’UE sans respecter cet article.

Imagine-t-on le chaos qu’aurait provoqué Nigel Farage (ou tout autre partisan du Brexit), dans une assemblée aussi hostile et surchauffée, s’il avait annoncé que le Royaume-Uni avait décidé de sortir de l’UE en faisant un bras d’honneur aux 27 autres États-membres, en refusant de suivre l’article 50, donc en violant les traités ?

Visualise-t-on bien à quel point une attitude aussi inconséquente serait suicidaire car elle donnerait à tous les adversaires du Brexit un avantage non seulement juridique, mais aussi moral et politique décisif ?

Conclusion

Les faits s’imposent : en refusant d’appliquer l’article 50 et en me reprochant de vouloir le faire, Mélenchon, Dupont-Aignan et consorts apparaissent comme de dangereux irresponsables

C’est la raison pour laquelle mes lecteurs, en visionnant cette vidéo, comprendront à quel point les rodomontades de MM. Mélenchon ou Dupont-Aignan – qui prétendent l’un et l’autre violer l’article 50 et les traités, et imposer la volonté de la France à tous nos partenaires pour transformer l’UE à notre guise – sont totalement irréelles, irresponsables et dangereuses.

Il suffit d’imaginer le très volcanique Mélenchon ou le très superficiel Dupont-Aignan à la place de Nigel Farage dans cette assemblée survoltée pour comprendre immédiatement que leurs déclarations seraient balayées comme fétus de paille et que la position de la France serait très gravement affaiblie sans aucun avantage.

Mes adversaires m’ont brocardé depuis des années parce que je faisais, selon eux, « du juridisme ridicule », au motif que j’ai toujours insisté sur l’utilité capitale de respecter l’article 50 du T.U.E.

Maintenant que nous sommes au pied du mur, chacun peut se faire une opinion sur qui avait raison, et qui n’était là que pour enfumer les Français.

François Asselineau – 1 juillet 2016

https://www.upr.fr/actualite/europe/nigel-farage-demontre-utilite-capitale-de-larticle-50-du-tue

De Gaulle – Farage : d’un patriote à l’autre

Mauvais mois de juin pour la construction nommée UE. Des inondations, des manifestations, un temps pluvieux .. Et pas de chance, les anglais qui torpillent l’UE. Les fonctionnaires européens sont douchés et c’est un réel plaisir naturel que de voir leur mine déconfite dans leur beau costume à 1000 € ou plus. Le Royaume-encore-Uni qui part, ce sont des sous en moins pour s’acheter la belle vie de nomenklaturiste. Il faudra faire payer plus les français. Ils râlent mais ils finissent toujours par payer. Le marketing c’est fait pour ça non ?

La douche écossaise n’est probablement pas terminée. L’Angleterre avec son flair ancestral quitte le navire la première mais il n’y a aucune raison pour que d’autres ne la suivent pas ou ne monnayent au prix fort leur non-départ. Après tout les turcs ont compris comment ça marche. Pourquoi se gêner ?

La personnalité qui ressort de ce mois de juin est incontestablement le « populiste » Nigel Farage dont les discours aussi brillants qu’isolés ne cessent de perturber le « soit-disant » parlement européen. Génie du verbe, inflexibilité, charisme. Puisqu’on est en juin et bien que le style soit moins pompeux, il y aurait presque un trait gaullien. Deux incarnations différentes d’un même principe.

De Gaulle : Cette incarnation du principe des vertus militaires, de la hauteur de vue politique et de l’indépendance nationale, statue du commandeur-mauvaise conscience qui fixe les 68ards du dedans de sa tombe, nous parle encore au moment où ce principe s’exprime sans ambiguïté en Angleterre et au pays de Galles.

Si certains peuples ont abdiqué leur souveraineté et acceptent comme de la pâtée pour chien, le prêt-à-penser pré-maché déversé par l’oligarchie européiste via les journaux, ondes et écrans, d’autres, n’en déplaise à certains, ne se soumettent pas et cherchent vaille que vaille à maîtriser leur destin, pour le meilleur ou pour le pire car la punition peut être sévère. « On » a essayé de se débarrasser physiquement de Farage comme de Gaulle.

Le Brexit a eu lieu. Le vainqueur est Nigel Farage, un homme qui lutte depuis 20 ans contre ce système arachnéen européen qui tisse inlassablement la toile dans laquelle les peuples s’engluent l’un après l’autre avant d’être digérés (Grèce).. Patriote, populiste (s’adresse au peuple) mais qui a refusé de s’allier au Front National français.

A 40 ans de distance, on peut imaginer que cette personnalité n’aurait pas déplu à un autre patriote populiste, français celui-là, général deux étoiles, liquidé par la première révolution de couleur téléguidée par la CIA. On veut parler de de Gaulle.

On voudrait faire connaître à l’honorable lecteur un livre bien oublié de Lucien Nachin. Charles de Gaulle, général de France, qui a la particularité d’avoir été écrit juste avant 1939 et donc avant le 18 juin 1940.

On a l’habitude de considérer Charles de Gaulle comme l' »homme du destin », l’homme providentiel qui sur un coup de tête rejoint Londres et parle aux français.

Or il n’en est rien, et ce livre montre un homme compétent qui se fait ses opinions dès les années 20 et qui se heurte pendant 20 ans à une hiérarchie haineuse et jalouse d’un côté, ignoré par un peuple de dupes inconsistant d’autre part. L’homme de caractère est seul.

Il existe toujours des personnes qui pressentent les menaces, les défis à relever, qui comprennent mieux que d’autres les moyens pour y parvenir et les nécessaires sacrifices pour en éviter d’autres bien plus immenses si on refuse de les faire à temps.

Ces personnes se heurtent trop souvent à une caste dont les idées et les valeurs sont d’un autre âge et dont les haines sont en acier trempé. Toute leur énergie, leur pouvoir, passe à écarter le trublion, saboter ses expériences, calomnier son caractère, limiter autant que possible la diffusion de ses idées. Il faut reconnaître qu’elle y parviennent souvent.

Le de Gaulle de la trentaine et de la quarantaine (celui de ses écrits) a dû supporter la bétise au pouvoir.

Citons : « Très tôt et très vite, il s’est rendu compte de la médiocrité d’esprit des professionnels militaires qu’il fréquentait » On parle de « scepticisme narquois », de « malveillance hargneuse », « d’hostilité non dissimulée » (p.10). De Gaulle n’a pas tardé à percevoir « l’extraordinaire difficulté qu’il y a de vivre lorsqu’on sort de la moyenne ».

[cette moyenne et ce nivellement par le bas que Tocqueville entrevoit avec appréhension –voir un article précédent].

1929 : Au temps où tous les ajustements nécessaires sont encore possibles. « Ah toute l’amertume qu’il y a de nos jours à porter le harnais ! il le faut pourtant : dans quelques années on s’accrochera à mes basques pour sauver la patrie« . 1929. Il a déjà compris que le peuple allemand n’a accepté ni sa défaite ni le traité de Versailles et que ceci n’a rien à voir avec Hitler qui n’est pas au pouvoir.

De Gaulle ne sort par d’une boite en 1940 mais son geste de 1940 découle logiquement de toute la période où il a été relativement obscur. Ce n’est pas un coup de dé. Les appels du 18 et 22 juin ne sont pas des prophéties exactes mais la réaffirmation, la réitération d’une pensée longuement mûrie que l’élite a tout fait pour étouffer.

Un article doit être aussi bref que possible. Retrouvons de Gaulle en 1939 pendant la « drôle de guerre ». « the phony war », « la guerre de cons » pour d’autres qui furent sévèrement punis pour avoir osé l’exprimer. A cette date, il a écrit « le fil de l’épée », « vers l’armée de métier », « la France et son armée ». En Allemagne on s’arrache ses idées, en France on concède qu’il écrit bien. Le résultat de ces différences se retrouve en mai 1940.

De Gaulle prévoit, quand l’heure est au slogan « nous vaincrons parce que nous sommes les plus forts« , qu’attendre que l’adversaire vous surprenne là où il le voudra et au moment le plus favorable pour lui est de l’anti-stratégie.

Politique de l’autruche sauce Maginot dont les effets se feront sentir en mai 1940 sur les routes de France.

Le 26 janvier 1940 de Gaulle rédige un mémorandum polycopié dans lequel il persiste et signe : « il n’y a plus dans la guerre moderne d’entreprise active que par le moyen et la mesure de la force mécanique ».

« La ligne Maginot ? » : » Le défenseur qui s’en tiendrait à la résistance sur place des éléments anciens serait voué au désastre »… ou « Dans le conflit présent comme dans ceux qui l’ont précédé, être inerte c’est être battu« .

La hauteur de vue (pour qui se prenait-il celui-là ?) de de Gaulle se déploie en suite jusqu’à en humilier le haut Etat-Major : « Ce conflit pourrait être le plus étendu, le plus complexe, le plus violent de tous. La ceux qui ravagèrent la terre. La crise politique, économique, sociale, morale dont il est issu revêt une telle profondeur et présente un tel caractère d’ubiquitéqu’elle aboutira fatalement à un bouleversement complet de la situation des peuples et de la structure des états. » P 107

Son étude tombe à plat, au tiroir, enterrée. Selon le Général Gamelin : « esprit dangereux ».

Ceci est à méditer parce qu’aujourd’hui, ce n’est pas très différent.

En mai 1940, ce qui avait été prédit-prévu se passe : l’écrasement d’un système mauvais ; Waffen sprachen (les armes parlent) et là, les mots et slogans ne valent rien.

On fait appel à lui en urgence pour repousser les allemands (bataille de Montcornet). Le succès est incontestable, mais avec quoi exploiter la victoire ?

L’arrivée du Maréchal Pétain et de l’armistice sort du cadre de cet article. Il se borne à rappeler l’attitude des élites envers une personnalité gênante.

Aujourd’hui le général de Gaulle serait un « populiste d’extrème-droite » si on comprend la façon de penser des eurocrates.

La guerre n’est pas moins imminente. Les français pas moins à côté de la plaque. Le style est différent. Les images noir et blanc sont remplacées par du couleur 3D réalité augmentée.

La Grande-Bretagne est sur le chemin de retrouver les instruments de son indépendance. Le Brexit et la personnalité de Farage ont déjà fait buger le système. La Russie le fait aussi de son côté. Si la France se reprend et y arrive aussi, les machinations de ceux qui fomentent une troisième guerre mondiale peuvent éventuellement être déjouées. Inutile de dire que cette guerre serait encore » le plus étendu, le plus complexe, le plus violent de tous (les conflits) qui ravagèrent la terre ».

A l’ère atomique et des armes électromagnétique de style HAARP, laser, bombes thermobariques, mitrailleuses à 2000 coups par minute et de 160 Tchernobyls potentiels sur le territoire de l’Europe, cette guerre qui couve et qui a déjà commencé par endroits est de la démence ou du suicide collectif.

On est pas contre l’euro de football ni contre le tour de France loin de là, mais pendant que dans ce monde faussaire où le bavardage insignifiant est roi, le français s’identifie à ses héros musclés, une bière dans une main et une pizza dans l’autre devant un écran plat fabriqué par des esclaves chinois, d’autres ne restent pas inactifs loin de là.

On espère au moins que certains en seront conscients. « Dans le conflit présent comme dans ceux qui l’ont précédé, être inerte c’est être battu« .

Mefrange | 27 juin 2016

Source: http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/de-gaulle-farage-d-un-patriote-a-l-182317