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Publié par Mickael Zhekoo

Nicolas Sarkozy, candidat et mis en examen

Nicolas Sarkozy aborde la primaire de la droite sous le coup de deux mises en examen qui peuvent le gêner. Mais le calendrier reste très aléatoire et il peut espérer éviter un renvoi en procès durant les prochains mois.

Karachi, Bettencourt, arbitrage Tapie, Bygmalion... Les noms des affaires judiciaires du quinquennat Sarkozy reviennent à l'esprit, peut-être plus que les réformes. À l'aube de sa candidature à la primaire de la droite, l'ancien président est encore mis en examen dans deux procédures judiciaires.

Les écoutes

Depuis juillet 2014, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour corruption et trafic d'influence. Il est soupçonné d'avoir tenté, via son avocat Thierry Herzog, d'obtenir auprès d'un haut magistrat des informations secrètes dans une procédure sur la saisie de ses agendas dans l'affaire Bettencourt.

La menace d'un procès s'est concrétisée en mars quand la Cour de cassation a validé les écoutes téléphoniques, socle de l'enquête. Mais la chambre de l'instruction, saisie par l'ancien chef de l'État, a repoussé en mai cette perspective en annulant des actes et en obligeant les juges d'instruction à rouvrir le dossier, notamment pour entendre Nicolas Sarkozy.

L'enquête se poursuit et un éventuel renvoi en procès n'interviendra pas avant des mois, sauf rebondissement procédural.

Les comptes de campagne

Dans ce dossier, plus connu comme l'affaire Bygmalion, Nicolas Sarkozy a été mis en examen en février pour financement illégal de sa campagne présidentielle de 2012. Le juge lui reproche d'avoir engagé des dépenses supplémentaires alors qu'il ne pouvait ignorer que le plafond légal allait être dépassé, ce qu'il conteste. Après avoir nié les faits, Jérôme Lavrilleux, l'ancien directeur de campagne adjoint,avait reconnu des irrégularités le 26 mai 2014.

L'enquête n'a toutefois pas démontré que le candidat Sarkozy connaissait le système de fausses factures destiné à masquer ce dépassement, pour lequel treize autres personnes sont mises en examen.

L'instruction est close depuis le 6 juin et le parquet de Paris peut en théorie prendre ses réquisitions après un délai de trois mois, puis les juges d'instruction ordonner au bout d'un mois supplémentaire le renvoi ou non en procès. Un calendrier qui peut être retardé si des parties font des recours.

article Ouest France