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Burkini, Tremblay… Décryptez les 7 pièges que nous tendent les islamistes - Infos Direct News Politique Terrorisme Finance
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Publié par Mickael Zhekoo

Pour Fatiha Boudjahlat, militante pour l’égalité en droits des femmes et secrétaire Nationale du MRC à l’Education, les incidents qualifiés d’islamophobes sont une gigantesque mise en scène où les activistes religieux se griment en opprimés…

Il y a d’abord eu la femme voilée humiliée par les forces de l'ordre, posant étrangement sur la plage de galets sans aucun des accessoires que l'on prend d’habitude pour aller à la plage. Une femme allant au-delà des demandes des policiers municipaux. La scène est si construite que l’on ne peut que féliciter le photographe, secouru par un heureux et providentiel hasard.

Il y a aujourd’hui le restaurateur de Tremblay-en-France refusant de servir des jeunes femmes voilées... alors qu'il les a laissées entrer, s'asseoir, lire le menu, et avec qui il a au moins entamé la conversation. L'enregistrement par une des jeunes filles démarre tardivement, comment peut-on passer de la lecture de la carte des menus à l'évocation des attentats ?

Ces faits divers anodins mais ultra médiatisés, jusqu'aux excuses du restaurateur filmées par Le Parisien, ressemblent étrangement à un testing géant. Et nous tombons dans un piège grossier mais bien orchestré et terriblement habile.

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Ce qu'il y a de fascinant dans la mise en série de ces deux moments, c'est la construction méthodique et médiatique de la figure raciale de l'opprimée. Accès à la plage et aux loisirs refusés à la femme voilée? C'est le rappel des plages interdites aux Noirs en Afrique du Sud sous l'apartheid. Refus de servir les deux jeunes filles dans un restaurant? C'est le rappel des lois de ségrégation raciale aux USA.

L'analogie anhistorique est créée de toute pièce, grâce aux réactions sans discernement de personnes à bout, comme ce restaurateur, dont je me demande comment il a été amené à aborder ce sujet. Les médias, la sénatrice Benbassa, le CCIF, Plenel etc, ne cessent de comparer la situation actuelle au sort réservé aux Juifs dans les années trente. Ce qui est cocasse, quand on connaît l’antisémitisme du monde arabo-musulman. Les musulmans finiront-ils par prendre ombrage de se faire traiter de juifs des années trente ?

Les montages photos en sont un signe évident. C’est le symbole, l’image choc qui est recherchée et exploitée à outrance. Le restaurateur ? Il fait penser aux panneaux interdits aux juifs sur les aires de jeux sous Vichy. Cette femme voilée ? C’est Rosa Parks qui ne demande qu’à résister. C’est Dreyfus que l’on déshonore sur la place d’armes en le dépouillant de ses insignes. La sémiotique glisse de l’analyse du voilement vers l’analyse de l’image de la voilée humiliée.

La "race" musulmane est créée et comparée à la "race" noire ou juive. Il y a là une essentialisation qui piège les musulmans qui n'optent pas pour la pratique rigoriste et sont pourtant enrôlés. L’islamophobie, crime imaginaire, serait devenue un racisme. La pratique religieuse extrémiste ne relève pas pourtant de l’origine raciale, mais d’un choix. Le choix renvoie à l’individu et le place come acteur. Le CCIF veut faire de cette pratique rigoriste une vocation, une extension biologique de l’origine ethnique. S’opposer à l’une, c’est s’opposer à l’autre. Naturaliser l’extrémisme religieux, voilà un tour de passe-passe habile.

Le bon fils d’immigré était un bon musulman, maintenant, il est sommé d’être un bon islamiste. Le climat soude une communauté autour des plus radicaux d’entre eux. Par le biais racial. La pratique rigoriste devient un signe de ralliement solidaire, la base de revendication de liberté et d'égalité. Elle prend une dimension identitaire. La communauté se soude donc autour de symboles qu'elle ne reconnaissait même pas ! Alors même qu’il ne s’agit que de critiques de pratiques rétrogrades et extrémistes d’une religion qui existe depuis si longtemps en France, on voit le déplacement, par le détour ethnique et anhistorique, du curseur et du seuil d’indignation vers la critique plutôt que vers les pratiques rétrogrades. La distinction entre l’islam et ses pendants sectaires et obscurantistes n’est plus faite par les médias. Ce ne sont pas les musulmans qui portent ces signes extérieurs de radicalité religieuse, ce sont les islamistes, ce n’est donc pas un peuple, mais la frange sectaire qui est visée par ces critiques.

On escamote la pratique religieuse rétrograde pour en venir à un discours sur les ...libertés civiles, encore une fois pour faire l’analogie dans les consciences avec les USA dans les années 60. La LDH choisi l’angle d’attaque des libertés individuelles pour ester en justice. C'est au nom de la liberté que les islamistes se mobilisent et au nom de cette liberté que leurs idiots utiles les soutiennent. C'est ainsi que le féminisme est retourné contre les femmes, les islamistes, qui haïssent les femmes, prétendent défendre leurs droits. Eux qui parlent et méprisent ce particularisme occidental que sont les droits, les libertés et la dignité des femmes, les voilà en usant et les réclamant. Le féminisme se retourne ainsi contre les femmes. Enfin les femmes, ces femmes.

Parce que les femmes d'Osez le féminisme, qui ont fait un communiqué en faveur du burkini et qui aiment les ateliers non-mixtes, n'en voudraient pas pour elles de la Burqa de ville ou de celle des plages, en attendant celle des champs. Mais c'est assez bien pour ces autres femmes. Nées et ayant grandi ici, mais "autres", c'est leur culture comprenez vous. Le mythe du bon musulman indigène remplace celui du bon sauvage.

Le féminisme est Universel ou il n'est rien. Il n'y a pas de symboles d'oppression pour les blanches qui perdraient leur caractère oppressif pour les non-blanches. La dignité et l'égalité en droits des femmes et des hommes sont universelles ou ne sont rien.

4 On instrumentalise la femme… à la recherche de la victime idéale

Burkini, Tremblay… Décryptez les 7 pièges que nous tendent les islamistes

Saviez vous qu’une autre femme avait refusée de céder sa place à un blanc dans le bus, plusieurs mois avant Rosa Parks ? Il s’agit de Claudette Colvin, âgée de 15 ans. Tout était en place pour faire de son procès un cas emblématique. Mais elle eut le tort de tomber enceinte d’un homme marié et plus âgé. Elle ne faisait plus une victime parfaite, une victime assez belle. Elle ne fut plus mise en avant par la National Association for the Advancement of Colored People, qui lui préféra la figure de Rosa Parks. L’action politique se construit à coups de symboles. Les victimes ne doivent pas seulement être belles, elles doivent être idéales, parfaites, pour susciter une empathie sans limite.

Quels sont les cas qui affolent les réseaux ? Des cas de femmes, victimes. Dont les islamistes savent mettre en avant la figure attendrissante de la mère, sur la plage, des filles, au restaurant. Pourtant non halal, et mixte. Présenter ces femmes comme victimes est habile, alors que le voilement est un choix qui fait d'elle les agents et les acteurs de leur propre stigmatisation, et de son aliénation. D'ailleurs, la Ministre NVB ne parle que de mamans voilées quand elle évoque les sorties scolaires. Jamais de papa à kippa. La femme est forcément fragile, vulnérable, émouvante. C’est la victime médiatique idéale.

Burkini, Tremblay… Décryptez les 7 pièges que nous tendent les islamistes

La France serait donc un pays raciste puisqu' islamophobe, ce sont les USA d'avant Kennedy, c'est la France anti-dreyfusarde. Ces femmes victimes sont un mélange de Dreyfus et de Rosa Parks. Les médias anglo-saxons donnent cette image. Il est étrange que l’on passe autant par l’étranger pour culpabiliser et faire levier sur la France.

Il y a là comme un rejeu de la stratégie adoptée face à l’Afrique du Sud : un relent d’appel à la condamnation internationale…jusqu’au boycott ? Une arme très en cours dans les milieux islamistes. Cette manifestation devant l’ambassade de France à Londres ? Pas contre l’exécution d’homosexuels en Iran, ou de laïcs en Arabie Saoudite. Je repense alors à Julian Assange obligé à l’assignation à résidence dans l’ambassade de l’Equateur. N’est-il pas lui un symbole de la liberté ? Chers médias américains et britanniques donneurs de leçons, votre indignation à géométrie variable est révoltante. Où est la réaction contre le camp décolonial raciste ? Où est la réaction contre les attaques racistes à l’encontre des asiatiques d’Aubervilliers et ailleurs ?

Que le New York Times s’attache à combattre le racisme des forces de police dans son propre pays, qui tue en grand nombre. Chez nous, il n’y a pas de racisme institutionnel. Chez nous, c’est l’islamisme qui tue, pas l’islamophobie supposée. Ce modèle multi-culturaliste, nous n’en voulons pas.

6 On teste les Français pour les pousser à bout


Les Français réagissaient avec trop de dignité, ne s'adonnaient pas à la vengeance, les actes hostiles à l’islam et même à l’islamisme sont inférieurs en nombre (le CCIF prétend les recenser dans ses rapports, comptabilisant même le vol d’un câble de cuivre sur le chantier de construction d’une mosquée comme un acte islamophobe) aux intimidations faites aux non-musulmans, ou aux non-islamistes. Cela ne pouvait convenir au CCIF et autres, qui ont besoin de jouer les victimes pour masquer leur prosélytisme et leur activisme politique et religieux.

Il y a bien un testing géant en ce moment, des provocations par des militantes bien entraînées. Il nous faut tenir bon, rester français et républicains. Le restaurateur a mal réagi, c’est une mauvaise réaction… mais une réaction à quoi ? Que s’est-il donc passé avant que l’enregistrement ne soit opportunément enclenché ? Ces cas vont se multiplier avec des femmes poissons-pilotes. Elles sont l’enjeu de l’offensive islamiste, elles en deviennent les adjuvants.


7 Le chantage au stigmate

Les musulmans ne sont pas stigmatisés. La pratique rigoriste et sectaire d’une minorité d’entre eux est pointée du doigt, et légitimement. Interrogez Jésus : on ne choisit pas ses stigmates en général, on nous les inflige.

Mais on choisit d’opter pour une pratique rigoriste venue d’ailleurs, de plus loin que le pays de nos parents. C’est un acte qui est posé. Pourtant le débat est ainsi faussé. Les islamistes sont présentés par les médias et les politiques comme musulmans. Non, moi je ne confonds pas un culte avec une secte fanatique.

Le dictionnaire Le Robert donne cette définition si à propos du stigmate « Signe clinique permanent, permettant de poser le diagnostic d’un état morbide ». Alors là oui, je vois les stigmates des islamistes, ils sont auto-infligés, de nature pathologique comme dans toutes les sectes fanatiques, visuels et traduisent bien une morbidité.

Comme on pouvait le lire en conclusion du rapport de l’Inspecteur Général de l’Education Nationale Obin, remis en 2004, nous « sommes face à des adversaires rompus à la tactique et prompts à utiliser toutes les failles, tous les reculs et toutes les hésitations des pouvoirs publics, et pour lesquels un compromis devient vite un droit acquis ». Les islamistes ne sont pas les juifs des années trente, ils ne sont pas les Noirs américains d’avant 1964. Ce sont des activistes politiques et religieux haïssant autant les femmes qu’ils haïssent la République. Ne tombons pas dans leurs pièges.


article :

Fatiha Boudjahlat

Enseignante en collège, Secrétaire Nationale du Mouvement Républicain et citoyen en charge de l'Education, engagée pour l'égalité en droits et la dignité des femmes aux côtés de Celine Pina. Assesseure au tribunal pour enfants, membre de l'Assemblée des femmes.